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Automne et hiver : comment protéger son animal ?

L’automne et l’hiver exposent votre animal à de nouveaux risques : parasites toujours actifs, fruits et plantes toxiques, froid, sel de déneigement ou antigel. Découvrez les points de vigilance et les bons réflexes pour accompagner votre compagnon sereinement jusqu’au printemps.
2 octobre 2026 par
Automne et hiver : comment protéger son animal ?
SOYER Christophe
Lecture : 8 minChien et chatValidé par un vétérinaire

Les 5 réflexes pour une saison sereine

  • Observez votre animal
  • Adaptez son activité
  • Protégez les zones sensibles
  • Maintenez une prévention adaptée
  • Demandez conseil à votre vétérinaire

L’automne et l’hiver s’accompagnent de changements de températures, d’environnement et de conditions de sortie qui peuvent exposer votre animal à de nouveaux risques.

Chaque animal réagit différemment aux changements de saison selon son âge, son mode de vie, son pelage et son état de santé. Voici les principaux points de vigilance pour accompagner votre compagnon sereinement, de l’arrivée de l’automne aux premiers froids.

1 Les changements de saison : quels impacts pour mon animal ?

Changement de météo et de température

Avec l’arrivée de l’automne, les températures diminuent et l’humidité augmente. Pluie, froid et sols humides peuvent rendre les sorties moins confortables. Après une promenade, pensez à bien sécher votre animal, en particulier les pattes, le ventre et les zones où le pelage est dense.

À la maison, offrez-lui un espace de repos confortable et restez vigilant avec les radiateurs, cheminées et chauffages d’appoint, qui peuvent présenter un risque de brûlure. Les périodes automnale et hivernale, souvent humides, peuvent aussi être source de crises d’arthrose chez certains chiens.

Chien husky enveloppé dans un plaid en automne
Après la promenade, séchez bien votre animal et offrez-lui un coin douillet.

Changement de pelage

À l’arrivée de l’automne, de nombreux animaux connaissent une mue saisonnière : leur pelage évolue pour s’adapter à la saison. Un brossage régulier permet d’éliminer les poils morts et de surveiller l’état de la peau.

Profitez du brossage pour vérifier l’absence de rougeurs, de parasites, de lésions ou de zones dépilées.

Chat tigré marchant dans les feuilles d’automne

Chez le chat : attention aux boules de poils

Pendant la mue, le toilettage peut entraîner l’ingestion d’une grande quantité de poils, parfois à l’origine de boules de poils dans le tube digestif. Brossez-le plus souvent pendant cette période.

2 Les précautions à connaître en promenade

L’automne marque une période de transition : les températures diminuent, l’humidité augmente, la nature change et certaines habitudes évoluent. Ces changements peuvent faire apparaître de nouveaux risques pour la santé de votre animal.

Les parasites sont toujours présents

La baisse des températures ne signifie pas la disparition des parasites. Les puces et les tiques peuvent rester actives pendant l’automne, particulièrement lorsque les températures restent douces et que l’environnement est humide.

Après les sorties, inspectez régulièrement votre animal, notamment :

  • Les oreilles
  • Le cou
  • Les aisselles
  • Entre les doigts
  • L’aine

Ce qu’il ne doit pas avaler en promenade

Les pommes de pin

Au pied des sapins et dans les forêts. Elles peuvent provoquer des échardes dans la trachée et le tube digestif.

Les châtaignes

Comestible pour l’homme, elle est enfermée dans une bogue brune hérissée de longues épines fines et serrées. Elle n’est pas toxique, mais son ingestion expose surtout à un risque d’occlusion ou de corps étranger, et les épines de la bogue peuvent blesser la bouche et le tube digestif.

Les marrons

Le marron ramassé sous les arbres est souvent un marron d’Inde, dans une bogue verte à épines courtes et espacées. Contrairement à la châtaigne, il est toxique (il contient des saponosides) : troubles digestifs, salivation excessive et, en plus grande quantité, risque d’occlusion intestinale.

Les raisins

L’ingestion de raisins peut provoquer une intoxication, avec des troubles digestifs et une atteinte rénale parfois sévère. La sensibilité varie selon les animaux.

Les noix

En bord de chemin et dans les forêts. Les noix moisies sont particulièrement à risque chez le chien : les moisissures peuvent produire des mycotoxines responsables de troubles neurologiques.

Les noisettes

Elles exposent à des dents cassées, une occlusion intestinale, des blessures des muqueuses et un empoisonnement par les toxines de moisissures.

3 Plantes et végétaux : attention aux intoxications

Certains végétaux sont toxiques lorsqu’ils sont ingérés. Selon la plante et la quantité consommée, ils peuvent provoquer :

  • Des troubles digestifs
  • Des troubles neurologiques
  • Des troubles cardiovasculaires

Les champignons

Ils peuvent être ingérés lors d’une promenade ou dans le jardin. L’ingestion de champignons sauvages peut provoquer une intoxication, dont la gravité dépend de l’espèce consommée et de la quantité ingérée.

Champignon

Les plantes de saison à surveiller

Poinsettia rouge, étoile de Noël

Le poinsettia (étoile de Noël)

Sa sève laiteuse est irritante : mâchonnée ou ingérée, elle peut provoquer une hypersalivation, une irritation de la bouche et des troubles digestifs, généralement sans gravité.

Branche de gui avec ses baies blanches

Le gui

Ses feuilles et surtout ses baies blanches contiennent des substances toxiques : troubles digestifs et, en plus grande quantité, atteintes cardiaques ou neurologiques.

Fleurs de lys roses

Le lys

La plus dangereuse, surtout pour le chat : toutes les parties de la plante, jusqu’au pollen et à l’eau du vase, peuvent provoquer une insuffisance rénale grave. La moindre exposition est une urgence vétérinaire.

Cette liste n’est pas exhaustive : d’autres plantes peuvent présenter un risque pour les chiens et les chats.

Que faire si mon animal a ingéré une plante ?

  1. Éloignez votre animal de la plante.
  2. Identifiez le végétal : si possible, photographiez la plante ou conservez-en un échantillon.
  3. Contactez rapidement votre vétérinaire en lui indiquant le nom de la plante, la quantité ingérée, l’heure de l’ingestion et le poids de votre animal.
  4. Ne faites pas vomir votre animal vous-même.

Sécurisez son environnement

La meilleure prévention consiste à limiter l’accès aux végétaux potentiellement toxiques. Avant l’arrivée de l’automne, faites le tour de votre jardin et de votre intérieur : certaines plantes, fruits ou graines peuvent être accessibles à votre animal.

4 Quand le froid s’installe : préparer son animal à l’hiver

Lorsque les températures diminuent, l’organisme de votre animal doit s’adapter pour maintenir sa température corporelle. Tous les animaux n’ont pas les mêmes capacités : l’âge, le poids, la morphologie, le type de pelage, l’état de santé et le mode de vie influencent leur sensibilité au froid.

Chien bouvier allongé dans la neige
Tous les animaux ne sont pas égaux face au froid.

Qui sont les plus sensibles ?

  • Les chiots
  • Les chatons
  • Les seniors
  • Les animaux maigres
  • Les animaux malades
  • Les animaux à poil ras

La taille et la morphologie jouent aussi sur la capacité à conserver la chaleur.

Comment savoir si mon animal a froid ?

Observez son comportement et sa posture lors des sorties. Les signes qui doivent attirer votre attention :

  • Tremblements
  • Recherche de chaleur ou de contact
  • Démarche inhabituelle ou réticence à avancer
  • Soulèvement fréquent des pattes
  • Abattement ou diminution de l’activité

Faut-il protéger son animal du froid ?

Le besoin de protection dépend de chaque animal et des conditions auxquelles il est exposé.

Chez certains chiens particulièrement sensibles, un manteau peut limiter les pertes de chaleur lors des sorties. Il doit être adapté à sa morphologie, ne pas entraver ses mouvements et rester sec.

Pour les chats, notamment ceux qui vivent surtout à l’intérieur, veillez à leur accès à un environnement chaud et sec.

Chiot portant un manteau d’hiver bleu

Les coussinets : une zone particulièrement exposée

Le froid, la neige, la glace et le sel de déneigement peuvent fragiliser et blesser les coussinets. L’exposition répétée au froid peut entraîner :

  • De la sécheresse
  • Des irritations
  • Des rougeurs
  • Des fissures ou des lésions

Après une sortie hivernale, inspectez ses pattes et vérifiez l’absence de lésions, notamment entre les doigts et autour des coussinets. En cas de contact avec du sel de déneigement, rincez ses pattes à l’eau claire puis séchez-les soigneusement. Votre vétérinaire peut aussi vous conseiller une protection adaptée.

Neige : attention à l’ingestion

Certains chiens sont attirés par la neige et peuvent en avaler de grandes quantités, ce qui peut provoquer des vomissements ou des diarrhées. Lors des longues promenades, emportez de l’eau potable pour que votre animal puisse s’hydrater sans manger de neige.

Antigel : une intoxication potentiellement grave

Certains antigels pour véhicules contiennent de l’éthylène glycol, extrêmement toxique pour les chiens et les chats : une faible quantité peut suffire. Premiers signes possibles : troubles digestifs, démarche anormale ou abattement, complications rénales. Conservez tout antigel hors de portée et considérez toute suspicion d’ingestion comme une urgence vétérinaire.

Moteur des voitures : un piège pour les chats

En hiver, les chats cherchent la chaleur et se réfugient volontiers sous le capot des voitures récemment garées, contre le moteur encore tiède. Avant de démarrer, donnez quelques coups sur le capot ou klaxonnez pour faire fuir l’animal éventuellement caché.

Chat noir et blanc abrité sous une voiture

5 Changements saisonniers et comportement

Quand la météo devient moins favorable, les promenades peuvent être raccourcies et les activités extérieures réduites. Pourtant, votre animal a toujours besoin de :

  • Jouer
  • Explorer
  • Interagir
  • Être en mouvement

Pour le chien

Adaptez les promenades à la météo, proposez-lui des jeux de fouille, de l’exploration olfactive ou des activités éducatives.

Pour le chat

Enrichissez son environnement avec des jeux, des cachettes, des espaces en hauteur ou des activités de recherche alimentaire.

Chat installé dans un hamac de radiateur près d’une fenêtre
Un coin chaud en hauteur : le refuge idéal pour l’hiver.

Soyez attentif aux changements de comportement

Soyez attentif si votre animal :

  • devient plus calme ou moins actif ;
  • semble plus irritable ou inhabituellement sensible ;
  • montre moins d’intérêt pour le jeu ;
  • modifie ses habitudes.

Un changement de comportement inhabituel ou persistant peut aussi révéler un problème de santé : il mérite une consultation.

Observer, adapter, protéger : trois réflexes pour que votre compagnon traverse l’automne et l’hiver en toute sérénité.

Chat blanc couché dans la neige

Ce contenu est validé par un vétérinaire.

Dr Christophe Soyer, docteur vétérinaire

Dr Christophe Soyer

Docteur vétérinaire, Clinique vétérinaire Argos Pontcharra

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Questions fréquentes sur l’automne et l’hiver

Oui. La baisse des températures ne signifie pas leur disparition : puces et tiques peuvent rester actives en automne, surtout quand il fait doux et humide. Maintenez la protection antiparasitaire conseillée par votre vétérinaire et inspectez votre animal après les sorties.

La châtaigne n’est pas toxique, mais elle peut provoquer une occlusion et sa bogue blesser la bouche et le tube digestif. Le marron d’Inde, lui, est toxique : il peut entraîner des troubles digestifs, une salivation excessive et, en grande quantité, une occlusion. Consultez votre vétérinaire en cas d’ingestion.

Le lys est la plus dangereuse : toutes ses parties, jusqu’au pollen et à l’eau du vase, peuvent provoquer une insuffisance rénale grave chez le chat. Le gui est toxique, et la sève du poinsettia est irritante. En cas de contact avec un lys, consultez en urgence.

Pas forcément. Le besoin dépend de son âge, de son pelage, de sa morphologie et de sa santé. Chez les chiens sensibles au froid (chiots, seniors, chiens à poil ras, maigres ou malades), un manteau adapté, qui reste sec et n’entrave pas les mouvements, peut limiter les pertes de chaleur.

Contactez immédiatement votre vétérinaire : c’est une urgence. Certains antigels contiennent de l’éthylène glycol, extrêmement toxique pour les chiens et les chats, même en faible quantité.

Après chaque sortie, inspectez ses pattes, rincez-les à l’eau claire en cas de contact avec du sel de déneigement, puis séchez-les bien. Selon votre animal et les conditions de sortie, votre vétérinaire peut vous conseiller une protection adaptée.

Cet article a pour objectif de fournir des informations générales sur la prévention et le suivi de santé des animaux de compagnie. Les recommandations peuvent varier selon l’espèce, l’âge, le mode de vie et l’état de santé de chaque animal. Votre vétérinaire est le professionnel le mieux placé pour établir un suivi personnalisé.